Les bijoux anciens ou d’occasion, lorsqu’ils sont signés des grands joailliers de la place Vendôme comme Chaumet, Cartier, Van Cleef, Boucheron, Fred ou Mauboussin, continuent d’avoir une cote très élevée. C’est également vrai des pièces représentatives de la Belle Epoque et de la période Art Déco.

Dans le Hors Série Guide 2010 du Marché de l’Art du Figaro, l’article consacré aux bijoux note toutefois pour la période 1900 un léger tassement des prix par rapport aux années passées. C’est donc vers là qu’il faut aller aujourd’hui si l’on souhaite faire une bonne affaire. L’Art Déco en revanche ne faiblit pas lorsqu’il est d’une exécution particulièrement raffinée, qu’il présente des matières comme le platine, l’argent martelé et la laque naturelle et qu’il est signé Cartier, Jean Dunand, Jean Després, Templier ou encore Suzanne Belperron, les bijoux de cette dernière étant rappelons-le particulièrement recherchés par les collectionneurs Américains.

Le magazine précise encore que c’est le grand retour des bijoux vintage des années 1950 d’inspiration baroque signés Sterlé ou René Boivin (une paire de boucles d’oreilles de ce dernier s’est vendue 30 000 €). Et certains modèles comme les gros bracelets manchette en or ou les sautoirs de perles continuent d’intéresser toujours autant d’amateurs.

Quant aux bijoux plus actuels, ils s’achètent eux aussi désormais de plus en plus aux enchères à l’Hôtel Drouot, dans les ventes de Pierre Bergé à Bruxelles, chez Christies et Sothebys ou encore dans les ventes du Crédit Municipal à Paris (où l’on trouve parfois des affaires exceptionnelles), au grand dam des joailliers qui voient ainsi certains de leurs modèles phares partir parfois jusqu’à 70 % de leur valeur neufs. C’est le cas notamment du bracelet Trinity trois ors de Cartier qui atteint les 2 800 € en salle contre 4 000 € dans le commerce peut-on lire dans Le Figaro.

Mais on voit également apparaître dans les salles de vente, de plus en plus de bijoux signés de créateurs d’aujourd’hui (JAR, Codognato, Lorenz Baümer, Jean Boggio, Lydia Courteille) qui ont su fidéliser une clientèle haut de gamme, et dont la cote est sur la pente ascendante.

Quant aux bijoux signés de grands artistes comme César, Dali ou Arman, on en trouve régulièrement dans les ventes spécialisées de Pierre Bergé notamment et l’on peut encore parfois faire de bonnes affaires, mais certainement plus pour très longtemps.

Quels sont les bijoux qui n’ont plus la cote ?
Les bijoux classiques sans signature, comme la petite bague de fiançailles des années 60, le collier de perles ras du cou et les broches en or et pierres précieuses, complètement démodées (alors que les broches fantaisies en métal doré sont elles inversement de plus en plus demandées en boutique !)