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Le style Poiray s'impose à nouveau
Publié le 26 octobre 2010
par M-D.S.
Créé en 1975 par deux joailliers français (Michel Hermelin et François Hérail), Poiray -ainsi baptisé en référence au célèbre couturier des années 1930 Paul Poiret- a été l'un des tout premiers joailliers à mettre en valeur les pierres fines en gros cabochons multicolores, bien avant les grandes marques internationales.
La première boutique ouverte rue de la Paix il y a 35 ans, a très vite été surnommée la jeune fille de la place Vendôme. La marque s'est fait également remarquer à ses débuts par sa montre Ma première, à l'esthétique particulière et aux bracelets interchangeables, qui fit fureur dans les années 1980.
Rachetée en 1989 par Nathalie Hocq Choay (ancienne vice-présidente de Cartier) Poiray a su imposer un style aux antipodes du bijou parure. Un style de bijou équilibré, avec le désir de rester classique. Les lignes sobres et les formes rondes exprimaient une certaine sensualité accentuée par les mélanges de couleurs écrit l'historienne Marguerite de Cerval dans Le Dictionnaire du Bijou.
Après avoir changé de main, Poiray a été racheté en 2005 par l'homme d'affaires Alain Dumenil qui a confié la direction artistique de la marque à Carmen de Castro. La jeune femme qui s'est plongée dans l'ADN de la maison pour créer de nouvelles collections, revendique un raffinement discret et des bijoux qui ont du sens. Des bijoux pour tous les jours et non pas seulement pour les grandes occasions.
Le style Art Déco, la connotation gourmande des premiers bijoux en pierres fines qui faisaient penser à de gros bonbons acidulés et les pièces iconiques comme la montre Ma Première ou les cœurs, qui ont fait le succès de Poiray à ses débuts, sont plus que jamais présents. Avec les lignes Fil, Filles, Sceau de Cœurs (collection innovante où la céramique modulable vient en complément de l'or et du diamant), réinterprétées chaque saison, le joaillier poursuit désormais une ligne de conduite cohérente où l'empreinte stylistique de la marque s'impose à nouveau.
Dernières nées, la ligne Tresse qui revisite une des bagues emblématiques de Poiray, à partir de 2 800 €, et la collection Les Mômes, légère et dans la tendance actuelle, qui décline les cœurs, les croix, les trèfles et les capucines en mini bijoux en or blanc pavés de diamants blancs ou en or noir pavé de diamants noirs, à porter en colliers ou en bracelets, à partir de 330 €.
Aujourd'hui Poiray possède quatre boutiques à Paris, une boutique au Japon et une à Genève et distribue également ses produits au travers d'une soixantaine de points de vente en France et à l'international.
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