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Les vrais bijoux couture d'Augustine Gripoix
Publié le 7 juin 2010
par Marie-Dominique Sassin
De son arrière grand-mère Augustine Gripoix, Thierry a repris la technique unique du travail de la pâte de verre. Déclinés dans une large palette végétale, les bijoux Augustine vendus à la Pinacothèque à Paris, perpétuent le savoir faire artisanal français unique de la maison Gripoix.
Fondée à la fin du XIXe siècle, la maison Gripoix a depuis toujours créé des bijoux pour des personnalités du monde théâtral parisien, comme Sarah Bernardht, puis à partir de 1900 pour des couturiers en vogue comme Worth ou Poiret qui commandaient à Gripoix des bijoux d'imitation pour leurs tenues de soirée ou pour les costumes orientalisants de l'époque peut-on lire dans Le Dictionnaire du bijou dirigé par Marguerite de Cerval.
C'est cependant Coco Chanel qui à partir du début des années 1920 a scellé le destin de la maison Gripoix en commandant à Suzanne, fille d'Augustine les célèbres vrais bijoux en toc destinés à mettre en valeur ses propres créations. Pour Chanel, Suzanne inventera le nacrage, une technique particulière qui donne aux perles une luminosité extraordinaire et qui contribueront au succès de Chanel et de Gripoix aux Etats-Unis à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.
A Suzanne succèdera Josette qui continuera de travailler pour des personnalités de la mode et du spectacle en France et aux Etats Unis, tout en maintenant des rapports privilégiés avec la maison Chanel couture.
La marque Gripoix a été rachetée en 2006, par Marie Keslassy qui exploite le nom en proposant des bijoux de fantaisie.
Mais aujourd'hui sous la marque Augustine, c'est Thierry, le fils de Josette, unique héritier de ce travail de la pâte de verre qui continue le savoir faire familial de cette maison de bijoux de couture, aux côté de sa mère et sous l'œil vigilant de sa grand'mère Suzanne Gripoix.
Augustine by Thierry Gripoix fait partie des Entreprises du Patrimoine vivant (EPV) labellisées par l'Etat. La marque est vendue en France dans cinq points de vente (dont la Pinacothèque à Paris située place de la Madeleine), en Suisse, en Belgique, aux Etats Unis au Japon et en Chine.
La gamme de prix se situe entre 120 € pour une petite paire de boucles d'oreilles à 2 600 € pour les colliers les plus importants.
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