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Karati ou la nouvelle gestuelle d'un joaillier japonais
Publié le 22 juin 2007
par M-D.S.
Depuis janvier, l'enseigne Karati brille place de l'Alma. C'est à Paris au c.ur du triangle d'or que Monsieur Hara, joaillier nippon associé avec Charles-Edouard Barthès grand amateur d'Art japonais a choisi d'ouvrir sa première boutique internationale. Le décor ? Un élégant brassage de deux cultures qui cultivent le même raffinement, concrétisé par des panneaux décoratifs Art Nouveau dans l'esprit japonisant, des motifs éventails gauffrés sur cuir, des stèles de laque noir et des feuilles d'argent peintes à la main.
L'histoire de Monsieur Hara joaillier a commencé il y a 15 ans au pays du soleil levant. C'est là qu'après avoir étudié la peinture et hérité de son père collectionneur la passion des bijoux il entreprend de se consacrer à cet art décoratif et d'ouvrir une petite boutique dans son village de Numazu dans la région de Chûbu. Très vite on remarque son style qui dit-on "s'est imposé auprès du plus beau monde à la manière d'un signe extérieur de sophistication".
Aujourd'hui dans son bureau, face au mont Fuji, Monsieur Hara dessine près de son atelier où s'activent 7 personnes et fait livrer dans son magasin parisien ses créations au design singulier. A côté des colliers et des boucles d'oreilles, ce sont surtout ses bagues que l'on remarque. Leur graphisme léger et délicat, à l'image d'un trait de calligraphie rehaussé de diamants, évoque la nature et le ruissellement de l'eau. Un souffle d'Ikebana, un soupçon de Iaku... plus que l'esprit de l'Art Japonais, c'est une élégance du mouvement, un trait d'émotion intacte que l'artiste restitue ici, et qui nous transporte avec grâce au c.ur d'un exotisme rêvé.
Monsieur Hara ne se contente pas en effet d'imaginer simplement des bagues. Les siennes ont une particularité. Celles de se porter à l'index. Cette perversion lui vient de ce qu'enfant, assistant aux cours de danse traditionnelle suivis par ses parents, il découvrait au fil des mouvements, les mains du professeur portant un kimono aux longues manches et inlassablement, l'index battant la mesure.
C'est ce doigt là, qui désigne et commande qu'il s'est donc chargé plus tard de parer en l'enlaçant d'or et de diamants. Bijou surprise que l'on découvre ici au c.ur de la capitale française et qui l'étonnement passé, s'impose alors comme une évidence grâce à qui la gestuelle de la main, soudain, prend de nouvelles poses.
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