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Les métaux
Publié le 26 mars 2008
par M-D.S
Ce sont l'or, l'argent, le platine et le vermeil. Leur caractéristique principale est leur grande inertie vis-à-vis de l'action de la corrosion.
Leur malléabilité et leur ductilité (possibilité d'allongement du métal en fil), facilitent la fabrication d'objets et de bijoux.
En bijouterie et en orfèvrerie on mesure principalement leur résistance à la traction.
L'or est essentiellement utilisé en bijouterie, tandis que les autres métaux précieux servent également comme matériaux stratégiques pour l'industrie.
L'or
Le mystère de l'or
Les alchimistes croyaient que l'or était né du feu de la terre et avaient basé leurs recherches sur cette certitude.
Christophe Colomb lui, découvrant que l'or abondait en Amérique Centrale, pensa qu'il était engendré par les rayons du soleil. Quant aux Aztèques et aux Incas, ils prenaient tout simplement l'or pour des morceaux de soleil tombés sur la terre.
Magique parce que sur lui le temps n'a pas de prise. Mythique parce qu'il évoque la lumière venue du soleil : l'or, métal brillant et non oxydable, symbolise dans presque toutes les civilisations la perfection et les forces terrestres et reste associé à des puissances supérieures et au monde des divinités.
Dans l'Antiquité, les plantes étaient cueillies à l'aide d'outils en or afin de ne pas diminuer leurs pouvoirs. Quant aux bijoux en or, censés chasser le mauvais sort, leur port, chez les Romains, n'était pas autorisé partout et tout le temps.
En Egypte ce précieux métal était le monopole du pharaon qui distribuait les plus hautes récompenses à ceux qu'il voulait remercier ou honorer, sous formes de colliers ou de bracelets.
Dans la Chine ancienne, l'or, métal solaire, incarne le principe du yang tandis que l'argent représente le yin.
En Afrique, il est souvent associé au cuivre rouge dont il représente l'essence ou le complément céleste.
Façonné, martelé, ciselé pour les pharaons et leurs momies, les empereurs romains et les chefs de tribus des steppes de l'Asie Centrale, les Cours et Eglises en Europe, l'or a également habillé l'Arche de l'Alliance des Hébreux, les mosaïques de Sainte-Sophie à Constantinople, les voûtes de Saint-Marc à Venise, le Bouddha de Bangkok. Il a été pillé par les Barbares et les Conquistadores, fondu pour financer des guerres, enterré pour être protégé, frappé en monnaie (les louis d'or), stocké en lingots. Et pourtant l'or demeure égal à lui-même et conserve toujours son aura d'éternité.
Où trouve-t-on de l'or ?
Un peu partout dans le monde.
En paillettes dans le lit des rivières. Il s'agit de dépôts alluvionnaires de roches contenant de l'or.
En poussière ou en pépites dans les filons aurifères des roches (telles que le quartz) dans les mines à ciel ouvert d'Amérique du Nord et du Sud ou d'Australie ou en s'enfonçant jusqu'à 2 000 mètres de profondeur dans les mines d'Afrique du Sud, du Canada, des pays de l'Est.
Depuis quand ?
Dès le IVème millénaire, l'or alluvionnaire était recueilli dans les sables de rivières égyptiennes et les pharaons se réservaient l'exclusivité de l'or découvert dans les eaux du Nil, le premier grand gisement connu.
Du minerai au lingot
Il faut traiter en moyenne 3 400 kilos de minerai pour obtenir une once d'or, c'est-à-dire 31 grammes. Broyé puis traité chimiquement, le métal est ensuite extrait par précipitation avec de la poudre de zinc ou par traitement au charbon actif puis mis en barre.
Le prix de l'or
C'est à Londres que se joue le prix de l'or avec le rituel quotidien du Fixing.
Quand l'or devient bijou
Pour devenir bijou, l'or entre chez les fabricants sous forme de lingots pour la fonte, mais le plus souvent sous forme de grenaille, de feuilles, de fils ou de plaques de 1 kg. Malléable et ductible à plaisir, on peut le battre en feuille d'or bien plus fines que du papier à cigarettes et l'étirer en fil : jusqu'à 3 kilomètres dans un gramme d'or.
Un bijou en or pur (24 carats ou 1 000 millièmes) se déformerait trop facilement. Pour lui donner plus de fermeté, l'or est donc allié à d'autres métaux comme l'argent, le cuivre, le zinc ou le palladium, et cet alliage influence sa couleur qui va tirer vers le jaune, le rose ou le blanc, mais aussi le bleu ou le vert et inspirer ainsi les créateurs.
Les couleurs de l'or chez les bijoutiers
En bagues, colliers, boucles d'oreilles... l'or n'est pas seulement jaune. Il peut être également gris ou blanc ou rose ou rouge. Tout dépend de sa composition.
En France, l'or jaune 18 carats classique que l'on trouve chez les bijoutiers-joailliers contient outre 750 millièmes d'or fin, 125 millièmes d'argent fin et 125 millièmes de cuivre.
L'or rose ou rouge 18 carats est composé à 75 % d'or fin, de 5 % environ d'argent et de 20 % environ de cuivre.
L'or gris, également appelé or blanc, s'obtient en remplaçant l'argent fin par du palladium, en réduisant le taux de cuivre et en appliquant une couche de rhodium.
Le platine
Au XVeme siècle, éblouis par l'or et les pierres précieuses qu'ils découvrent en posant le pied sur le Nouveau Monde, les Conquistadores, négligent de s'intéresser à un métal blanc qu'ils prennent pour une sorte d'argent mineur et baptisent platina (petit argent).
Il faut attendre 1748 pour que l'on parle pour la première fois du platine dans l'histoire européenne. A partir de cette date des savants anglais commencent à s'intéresser à ce matériau jusqu'alors inconnu et constatent ses propriétés physico chimiques. A l'époque les connaissances évoluant rapidement, allemands et français les rejoignent dans leurs recherches et parviennent à obtenir un métal relativement pur, puis à rendre compte de sa malléabilité jusqu'à le transformer en feuilles, puis en fil montrant ainsi son extraordinaire ductilité.
Juste avant la Révolution, un orfèvre de la cour, Marc Etienne Janety, met au point une nouvelle méthode permettant d'obtenir sans adjonction d'arsenic, un platine particulièrement malléable avec lequel il fabrique alors des objets précieux, (comme ce sucrier aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, avant d'être chargé quelques années plus tard par le gouvernement républicain de réaliser les étalons officiels des unités de poids et de longueur du système métrique décimal.
Jusqu'en 1825 les quantités de platine fondues, affinées et travaillées sont minimes. Tout le platine du monde provient de Colombie et est donc propriété de l'Espagne. Mais à partir de cette date, commence l'exploitation des mines russes de Oural dont les gisements vont peu à peu remplacer la production sud-américaine. Le roi Charles III passionné pour les charmes mystérieux de ce nouveau métal offre au pape Pie VI un calice pesant près de 2 kilos (conservé au Musée du Vatican). Son fils, Charles IV fait réaliser au palais royal d'Aranjuez, un Salon de Platine, en opposition aux Salons d'Or, désormais beaucoup moins originaux.
L'impératrice Marie-Louise, seconde femme de Napoléon 1er a quant à elle, fait broder de fils de platine très fins ses somptueuses robes de cérémonies, préfigurant la mode des bijoux en platine qui n'est apparut vraiment qu'un siècle plus tard.
Ainsi, avant d'être reconnu comme le roi des métaux, le platine commence par devenir le métal des rois. Juste retour des choses puisque l'on découvre alors que les Incas confectionnaient déjà parures et objets de cérémonie en platine.
35 fois plus rare que l'or, inoxydable, inattaquable par les acides, très résistant, réfractaire à la chaleur, dur, malléable, anallergique, le platine ne possède que des qualités. Mais aussi un défaut : son prix. Son extraction et son affinage présentent des difficultés infiniment supérieures à celle de l'or et nécessitent des investissements plus considérables et à plus long terme.
En joaillerie, il connaît une extraordinaire période de splendeur dans la première moitié du XXe siècle, mais en 1940, en raison de ses multiples usages industriels et de son importance stratégique, il est réquisitionné à des fins militaires dans tous les pays belligérants avant de disparaître complètement du marché.
Aujourd'hui ce métal précieux est à nouveau à l'honneur chez les grands joailliers

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